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 L’épilepsie

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petit jean
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Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: L’épilepsie   Dim 5 Mar - 12:51

L’épilepsie: plus que des cris et des convulsions
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Les crises d’épilepsie se caractérisent par une décharge neuronale. (Gerd Altmann/pixelio.de)
Nombre d’entres nous associons l’épilepsie à l’image d’une personne secouée de convulsions ; cette manifestation ne représente toutefois qu’une forme de la maladie, mais non la plus courante.
L’épilepsie constitue la maladie chronique du système nerveux central la plus fréquente. Le mot est issu du grec et signifie « attaque », « être saisi » ou « être pris par surprise ». Les premiers traités médicaux faisant trait à l’épilepsie remontent au 16e siècle. Selon l’OMS, environ 5% de la population mondiale auront subi au moins une fois dans leur vie des symptômes épileptiques.

Une personne peut avoir subi une crise d’épilepsie sans toutefois être épileptique. En Suisse et en Allemagne, moins de 1% de la population est touchée par ce phénomène. Le risque d’épilepsie est plus élevé au cours de l’enfance ainsi qu’à partir de l’âge de 60 ans.

Différence entre épilepsie et crise d’épilepsie
Tel que mentionné, on distingue entre l’épilepsie et la crise d’épilepsie. Dans le cas d’une crise d’épilepsie, il s’agit d’un événement isolé, qui advient soudainement et disparaît après quelques secondes ou quelques minutes.

Il est question d’épilepsie seulement lorsque la personne subit au moins deux crises d’épilepsie en moins de 24 heures. Il s’agit dans un tel cas de changements durables au niveau du cerveau qui se manifestent sous forme de crises d’épilepsie.

Lorsque les neurones perdent le nord
C’est comme si le cerveau perdait la mesure. Chez une personne en santé, l’activité des milliards de neurones dans le cerveau est réglée très précisément selon des signaux chimiques et électriques. Lors d’une crise d’épilepsie, cet équilibre est troublé temporairement. Les neurones produisent des décharges électriques de façon simultanée, qui se propagent dans le cerveau et touchent soit des zones cérébrales isolées ou le cerveau en entier.

La Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE) décrit de façon précise les différentes formes de cette maladie. On distingue entre deux groupes : les crises partielles, lorsque qu’une région du cerveau est affectée, et les crises généralisées, lorsque les décharges électriques des neurones affectent tout le cerveau.

Les symptômes se manifestent de façons différentes selon la région du cerveau dans laquelle se produit la crise locale ; il peut s’agir par exemple de troubles de la conscience ou de la perception ou encore de convulsions. Si les décharges se propagent dans tout le cerveau, on parle de crise généralisée. Les crises généralisées sont quant à elles partagées en différentes catégories, dont les formes les plus courantes sont :

Absences (petit mal)
Les absences sont caractérisées par des troubles de la conscience qui ne durent que quelques secondes. Les personnes concernées sont « absentes », leur regard est vide, ils peuvent subir de faibles convulsions, ne réagissent pas et ne se souviennent ensuite de rien. Les absences surviennent surtout au cours de la petite enfance et sont de moins en moins fréquentes avec l’âge.

Crises myocloniques
Les crises myocloniques sont caractérisées par des élancements spastiques, courts et soudains, de groupes de muscles, et parfois de tous les muscles. Le degré de sévérité peut varier, et ces crises peuvent se manifester à tout âge.

Crises toniques
Les crises toniques sont caractérisées par des contractions musculaires, la plupart du temps au niveau du dos, des bras et des jambes.

Crises atoniques
Celles-ci se caractérisent par une perte temporaire du tonus musculaire ; le patient peut alors trébucher ou hocher de la tête de façon aléatoire.

Crises tonico-cloniques : le « grand mal »
Celle-ci représente la forme la plus connue, mais de loin non la plus fréquente des crises d’épilepsie. Dans la phase tonique, le patient perd conscience, les bras, les jambes et le tronc se raidissent, les pupilles se dilatent, le visage se déforme. Des spasmes des muscles de la mâchoire peuvent entraîner des morsures à la langue, aux joues ou aux lèvres. Le patient peut éprouver des difficultés à respirer et souffrir d’un manque d’oxygène.
La seconde phase, la phase clonique, survient après dix à trente secondes, et est caractérisée par des convulsions dans les bras et les jambes et une salivation extrême. La plupart du temps, la crise se termine au bout de une à deux minutes. Suivant une courte phase consciente, le patient retombe dans un sommeil profond. À son réveil, il n’a aucun souvenir de la crise mais ressent des courbatures et des maux de tête.

Status epilepticus
Cette forme d’épilepsie est caractérisée par une crise qui peut durer plus d’une demi-heure, ou par de multiples crises qui se succèdent avec une telle rapidité que le patient ne peut s’en remettre. Un statut épileptique représente un cas d’urgence vitale et doit être traité immédiatement.

Procédé d’imagerie
Des moyens tels que l’électro-encéphalogramme (EEG) ou l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) permettent d’établir un diagnostic. (Dieter Schütz/pixelio.de)
Les causes de l’épilepsie sont souvent inconnues
Malgré le développement des possibilités de recherches, on ne connaît toujours pas les causes de l’épilepsie et des crises épileptiques. On sait cependant quels facteurs peuvent contribuer à l’apparition de la maladie, et que ceux-ci peuvent agir individuellement ou s’influencer mutuellement. Il peut y avoir d’une part une prédisposition héréditaire (épilepsie idiopathique), ou il peut s’agir d’autre part d’une lésion au cerveau, congénitale ou résultant d’un accident (épilepsie symptomatique). Les lésions au cerveau sont de loin la cause la plus fréquente.

La forme héréditaire ne touche que cinq à dix pourcent des enfants atteints d’épilepsie. L’épilepsie symptomatique (ou les crises symptomatiques) peuvent résulter d’atteintes au cerveau, qu’elles soient dues à une maladie, un accident, une tumeur au cerveau, un AVC, une hémorragie ou des complications à la naissance.

Observation attentive
Afin d’établir un diagnostic d’épilepsie, le médecin devra procéder à une série d’examens. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer de l’anamnèse du patient ainsi que d’une description aussi précise que possible des crises d’épilepsie. En raison des troubles de conscience suscités par l’épilepsie ou les crises d’épilepsie, le médecin dépend en général des observations d’une tierce personne. Afin de pouvoir déterminer de quelle forme d’épilepsie il s’agit, il est important de connaître autant de détails que possible.

L’EEG mesure l’activité électrique du cerveau
L’électro-encéphalogramme (EEG) constitue le second pilier du diagnostic d’épilepsie. Il s’agit d’une méthode de mesure des activités électriques du cerveau par l’enregistrement des variations de tensions à la surface du crâne. L’EEG illustre ces variations de façon graphique. L’EEG permet d’établir si le patient présente une prédisposition à l’épilepsie. En plus du diagnostic par EEG, certains laboratoires neurophysiologiques peuvent également effectuer des mesures télémétriques sur plusieurs heures ou plusieurs jours.

L’utilisation de procédés d’imagerie, tels que la tomographie par résonnance magnétique (TRM) ou la tomographie informatisée (TC) peut permettre au médecin d’établir si le patient est atteint de lésions au cerveau. Dès que toutes les données sont disponibles, et cela comprend également l’histoire médicale familiale afin de vérifier s’il existe une prédisposition héréditaire, il est alors possible d’établir le diagnostic et de déterminer la forme d’épilepsie selon la classification de l’ILAE.
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